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Tarif de rachat photovoltaïque 2026 : le barème et ce qu'il change

1,1 c€/kWh depuis le 5 juin 2026, contre 12,69 c€ sous l'ancien barème. Les barèmes récents, l'indexation sur vingt ans et l'effet réel sur la rentabilité.

Mis à jour le 18 octobre 2026 · 11 min de lecture

Scène générée par IA (Nano Banana Pro, Paper) à partir de photos de produits réels ; elle ne montre pas une installation réelle.

Sommaire

Le tarif de rachat photovoltaïque en vigueur est de 1,1 c€/kWh hors taxes, pour une installation éligible en France continentale dont la DCR est déposée depuis le 5 juin 2026. Il est indexé de 2 % par an pendant les vingt ans du contrat, il est unique jusqu'à 100 kWc de puissance, et il ne s'accompagne d'aucune prime à l'investissement. L'arrêté du 1er juin 2026 est explicite : « Le montant de ce tarif d'achat TPa est égal à 1,1c€/kWh hors TVA ».

Ce chiffre est la fin d'une trajectoire, pas un accident. Il vaut la peine de la regarder en entier, parce qu'elle explique pourquoi les conseils que vous lirez ailleurs sont souvent périmés de deux ans.

L'historique du barème résidentiel

Régime et date de DCRTarif du surplusPrime à l'investissement
Arrêté du 1er juin 2026 — depuis le 05/06/20261,1 c€/kWh, +2 %/anaucune
S21 — 28/03/2025 → 04/06/20264,00 c€/kWh80 €/kWc
S21 — 01/02/2025 → 27/03/202512,69 c€/kWh210 €/kWc ≤ 3 kWc ; 140 €/kWc au-delà et ≤ 9 kWc
S21 — 01/11/2024 → 31/01/202512,69 c€/kWh220 €/kWc ≤ 3 kWc ; 160 €/kWc au-delà et ≤ 9 kWc
Tarif de rachat du surplus et prime à l'investissement, installations ≤ 9 kWc, selon la date de demande complète de raccordement — Source : arrêté du 1er juin 2026 (Légifrance) ; barèmes antérieurs d'après les données ouvertes de la CRE compilées par photovoltaique.info

« S21 » est le nom courant de l'arrêté tarifaire du 6 octobre 2021, applicable aux demandes éligibles de cette période. Les contrats plus anciens peuvent relever d’un autre arrêté : consultez leur intitulé.

L’arrêté du 26 mars 2025 a déjà réduit le tarif résidentiel et la prime. Celui du 1er juin 2026 a ensuite supprimé la prime et abaissé le tarif de 0,04 €/kWh à 1,1 c€/kWh, soit une baisse de 72,5 %. Ces deux changements rendent la date de DCR indispensable pour comparer les contrats.

Le plafond de production reste par ailleurs de la puissance installée multipliée par 1 600 heures par an : au-delà, l'électricité injectée n'est pas rémunérée au tarif du contrat.

Ce que l'indexation de 2 % change vraiment

L'indexation annuelle est le seul élément favorable du nouveau barème, et elle mérite d'être chiffrée plutôt que brandie.

Graphique du tarif de rachat indexé sur vingt ans, qui progresse lentement et reste très loin du prix du kWh acheté au réseau.
L’indexation annuelle adoucit la pente sans changer l’ordre de grandeur : le kilowattheure vendu reste très loin du kilowattheure acheté. — Schéma généré par IA (QuiverAI, Paper).

Huit cents euros sur vingt ans, pour une installation qui en coûte douze mille. La revente du surplus n'est plus une source de revenu : c'est un arrondi.

L'effet sur la rentabilité, à installation identique

Le plus parlant est de figer l'installation et de ne faire varier que la date de dépôt.

Demandes déposées avant le 5 juin 2026 — Votre demande est antérieure au 5 juin 2026 ? Votre contrat conserve le barème lié à sa DCR. Pour une puissance ≤ 9 kWc, la période du 28 mars 2025 au 4 juin 2026 correspond à 0,04 €/kWh et 80 €/kWc. De novembre 2024 à mars 2025, le tarif était de 12,69 c€/kWh, avec une prime variant selon le trimestre et la puissance. Pour une demande plus ancienne, consultez le barème inscrit au contrat plutôt que d’appliquer l’un de ces exemples.

Pourquoi la vente en totalité a disparu du résidentiel

Jusqu'en mars 2025, un particulier pouvait vendre l'intégralité de sa production à un tarif bonifié, sans rien autoconsommer. Ce mode d'exploitation n'est plus soutenu pour les installations de 9 kWc et moins depuis le 28 mars 2025 : seule l'autoconsommation avec vente du surplus reste éligible. L'obligation d'achat elle-même est par ailleurs limitée à 100 kWc depuis le 22 septembre 2025, au-delà de quoi le soutien passe par appel d'offres.

Schéma comparant la vente en totalité, plus soutenue pour les petites installations, et l’autoconsommation avec vente du surplus via le Linky.
En résidentiel, seule l’autoconsommation avec vente du surplus reste soutenue : la maison consomme d’abord, le reste part sur le réseau. — Schéma généré par IA (QuiverAI, Paper).

La logique publique est explicite. Le soutien ne finance plus la production d'électricité solaire, qui n'en a plus besoin ; il accompagne la consommation sur place, qui soulage le réseau aux heures où il en a besoin. Toute promesse de « revenus solaires » fondée sur la revente est un anachronisme — ou un signal d'alerte, comme le détaille notre guide sur les arnaques.

Où vérifier le tarif qui vous concerne

Ne vous fiez pas à un article, y compris celui-ci, pour connaître votre barème. Trois vérifications suffisent.

Ouvrez d'abord votre contrat d'obligation d'achat : la date de demande complète de raccordement et le tarif applicable y figurent dans les conditions particulières. C'est le document opposable. Consultez ensuite votre espace producteur sur solaire.edf-oa.fr, qui reprend les mêmes données et l'historique de vos factures. EDF OA met enfin à disposition un simulateur de tarif et un simulateur de contrat sur son site, utiles pour recouper avant de contacter un conseiller.

Si les trois sources divergent, c'est le contrat signé qui fait foi, et une donnée erronée se corrige d'abord auprès d'Enedis — puisque c'est de là que viennent les informations reprises sur le contrat.

Ce qu'il faut en faire

Dimensionnez sur votre consommation et ses horaires. À toiture comparable, un 9 kWc produit environ trois fois plus qu’un 3 kWc, mais les besoins du foyer n’augmentent pas avec la puissance. La part supplémentaire est souvent injectée au faible tarif du contrat. Notre guide sur la puissance à installer donne la méthode.

Maison de briques rouges des Hauts-de-France portant une petite rangée de huit modules Voltec Solar TARKA.
Dimensionnez sur votre consommation : une petite installation bien autoconsommée vaut mieux qu’un grand toit couvert pour revendre. — Scène générée par IA (Nano Banana Pro, Paper) à partir de photos de produits réels ; elle ne montre pas une installation réelle.

Travaillez le taux d'autoconsommation avant d'ajouter des panneaux. Piloter un chauffe-eau rapporte plus qu'un module supplémentaire. C'est l'objet de notre guide sur l'autoconsommation.

Vérifiez la date de DCR retenue dans toute simulation qu'on vous présente. Un simulateur qui affiche encore les anciens barèmes — 4 ou 12,69 c€/kWh pour une installation neuve se trompe de régime, et son retour sur investissement est faux d'une décennie. Le détail du mécanisme est dans notre guide sur EDF OA, la facturation dans celui sur l'espace producteur.

Estimez vos économies solaires

Questions fréquentes

Quel est le tarif de rachat photovoltaïque en 2026 ?

1,1 c€/kWh hors taxes pour une installation éligible en France continentale dont la DCR est déposée depuis le 5 juin 2026, indexée de 2 % par an pendant les vingt ans du contrat. Il n'existe plus de prime à l'investissement. Le tarif est unique jusqu'à 100 kWc et ne varie plus d'un trimestre à l'autre.

Quelle date détermine mon tarif ?

Celle de votre demande complète de raccordement, la DCR, déposée auprès d'Enedis en cochant le souhait d'un contrat de soutien. Ni la date de signature du devis, ni celle de la pose, ni celle de la mise en service. Une fois fixé, le tarif vaut pour les vingt ans du contrat.

Mon ancien contrat est-il modifié par l'arrêté de juin 2026 ?

Non. Un contrat d'obligation d'achat est conclu pour vingt ans au barème de sa date de demande. L'arrêté du 1er juin 2026 ne s'applique qu'aux demandes déposées à partir du 5 juin 2026.

Peut-on encore vendre toute sa production ?

La vente totale n’est plus soutenue pour les nouvelles demandes des installations de 9 kWc et moins depuis le 28 mars 2025. Une installation plus puissante doit être examinée selon le régime applicable à sa DCR : le barème du petit résidentiel ne se transpose pas automatiquement. Les contrats existants gardent leurs conditions.

L'indexation de 2 % rattrape-t-elle la baisse ?

Non. Elle porte le tarif de 1,1 c€/kWh en année 1 à 1,60 c€/kWh en année 20, soit 1,34 c€ en moyenne sur le contrat. Sur 3 000 kWh injectés par an, cela représente 802 € cumulés contre 7 614 € au barème de novembre 2024 à mars 2025, hors indexation propre à l’ancien contrat.

Que devient le contrat après vingt ans ?

Il prend fin sans reconduction. L'installation continue de produire — les modules sont généralement garantis à 80 % de leur puissance à 25 ans — mais le surplus doit trouver un autre débouché, chez un acheteur du marché libre ou en autoconsommation totale.

Aides locales

Certaines collectivités ajoutent leur propre aide à ce que prévoit l'État. 5 dispositifs sont ouverts dans 4 régions ; le détail et les conditions sont sur la page de chaque région.